mardi 12 août 2008

Video Killed The Radiostar ( 12 Aout )

Après les épiceries, la télé, et ce qu’il ne faut pas rater au Maroc, c’est le moment de parler un peu de la radio. La radio, c’est la seule chose avec mon MP3, qui marche sans électricité, alors autant dire qu’elle est devenue une de mes meilleures amies depuis quelques temps. Surtout que depuis 5 ans, le paysage audiovisuel marocain a été chamboulé par une vague de libéralisation sans précédent, qui a vu fleurir le nombre de chaines de télé et de radio privées, pour le plus grand bonheur de tout le monde, ou presque. Ou presque, parce que bien souvent les radios marocaines sont des copier-coller des radios françaises, avec encore moins de complexes. Là je pense par exemple à la radio libre de HitRadio, encore plus trash que celle de Skyrock… Mais la radio au Maroc a aussi sa part d’originalité, comme Atlantic Radio, qui commence toujours sa météo par le temps qu’il fait… à New York !

Voila donc le Top 5 ( pas encore assez pour en faire un Top 10 ! ) des radios marocaines !

Number 5 : le 85.5. Ne me demandez pas ce que c’est, je ne sais pas. Pour une simple et bonne raison, le 85.5 ça n’existe pas sur les radios normales. « Qu’est ce que tu fais ch… avec ça alors », allez vous me dire ? Et bien la première fois que je l’ai écouté, j’étais dans un taxi. Et la deuxième fois aussi. J’en ai déduit que c’était une radio pirate spéciale chauffeurs de taxi ! Et cette radio pirate passe les Pink Floyd, les Doors, U2 et les Beatles ! Autant dire que même si elle n’existe pas, elle mérite sa place dans le Top 5 !

Number 4 : Medi1. Médi1, c’est marrant, parce que c’est une imitation de Nostalgie, en arabe : même jingles, mêmes voies, et surtout même programmation. Je vous avoue que je ne l’écoute pas souvent, mais ça me fait bien rire quand je tombe dessus.

Number 3 : HitRadio. Un mix de Skyrock et NRJ. En soit, rien de différent par rapport à Radio2M, qui passe les mêmes choses avec 5 minutes de décalage. Ce qui démarque vraiment HitRadio des autres, c’est la libre antenne, le soir a partir de 20 heures ( et oui, ici c’est une heure plus tôt qu’en France ). Et franchement, la libre antenne, ça vaut le détour. C’est à l’image de la société marocaine : c’est tout ou rien. Soit c’est très très soft, soit c’est très très trash. Et je soupçonne les animateurs de trafiquer leurs voies au synthétiseur pour qu’elles ressemblent à celles de Skyrock. Et c’est plutôt réussi !

Number 2 : Atlantic Radio. C’est eux qui donnent la météo de New York, histoire de justifier leur nom ! Atlantic, c’est un concept un peu spécial : « Info, Eco, Musique »… Un peu comme si BFM et RTL2 c’était mariées. La musique est franchement pas mal, et pas très dépaysant ! Et les flash d’info, en français, sont vraiment pas mal. Mais ça fait toujours bizarre de passer de la bourse à Coldplay…

Number 1 : Radio2M. Le must de la radio au Maroc, tout le monde l’écoute, et la regarde ( et oui, quand il n’y pas de radio, on regarde 2M, et quand on a pas de télé, on l’écoute à la radio ! ). J’y suis devenu non pas accro, faut pas exagérer, mais en tous cas assidu. C’est sur Radio2M que j’ai entendu la plupart des trucs que je chante encore aujourd’hui, parce qu’il n’y a pas que Magic System ou Laurent Wolf. Ya aussi Coldplay ( même si il y a un petit retard par rapport à la France, n’est ce pas ??) et les autres ! C’est pas RadioGong, et j’ai pas eu de briquet à son éfigie, mais radio2M, c’est cool !

Rock The Kasbah ( 10 Aout )

Dimanche matin, comme si le charme avait opéré au petit matin, je me réveille (presque) en pleine forme : le mal de tête a disparu, de même que l’envie de vomir. J’ai le ventre vide, mais je me sens beaucoup mieux que la veille ! Comme il faut remédier à ça, direction le petit dej ! Ca fait bien longtemps que je n’ai pas aussi bien mangé le matin… Oui, les Principe ( les Princes version espagnole ) c’est bon, mais c’est pas extraordinaire non plus. Attention, ce qui va suivre fera peut être des jaloux(ses) : au programme, 4 tasses de café ( je vous rappelle que je suis déshydraté !), des petits pains, de jus d’orange pressé, et … des crêpes, beaucoup de crêpes, avec plein de miel ! En 5 minutes, j’oublie tous les mauvais souvenirs de la nuit et de la veille.

Je profite de ce moment pour observer les gens autours de moi. Et franchement, ça vaut le détour ! J’en ai parlé furtivement, mais je pourrais en écrire des pages et des pages : des touristes dans toute leur splendeur. Il y a ceux qui tutoient les serveurs avec un air condescendant au possible, ceux pour qui ça ne va jamais assez vite, ça n’est jamais assez propre, il y a trop de monde, c’était mieux l’an dernier… La liste est longue ! Autours de la piscine, on dénombre 2 sujets majeurs de conversation :

Premier sujet, les souks. Ben oui, c’est pour ça qu’on va à Marrakech avant tout. Mais comme on est toujours réticents à y aller tout seul ( avec tout ce qu’on entend, c’est normal ), on y va en groupe, à 15, avec un petit drapeau histoire que tout le monde suive. Et qu’est ce qu’on fait comme affaires ! Patrick a négocié des babouches à 300 dirhams alors que le vendeur les annonçait à 450 ! Trop fort. Patrick, au passage, ça coute 60 dirhams des babouches ! Jean Claude, lui, a acheté un couteau à 500 dirhams. Ce qu’il ne sait pas, c’est qu’il devra le laisser à l’aéroport. Michèle, elle, s’est acheté une tenue traditionnelle qu’elle porte depuis 15 jours et qu’elle a acheté chez un ami du guide, qui lui a fait un prix d’ami ( de guide..). Bien sur, on ne boit pas de jus d’orange sur la place, c’est tellement sale… et tout ce bruit, et tous ces gens qui font la manche, c’est gênant… La prochaine fois on fera ses achats à la boutique de l’hôtel !

Le second sujet, c’est les tours operators. Là, je suis d’accord, il y a pas mal de choses à dire. Mais pas autours de la piscine ! Et vas-y que je compare mon atterrissage avec le tiens, et le bus qui n’était pas climatisé, et l’an dernier, il y avait moins de retard… etc, etc. Et je ne parle pas des « excursions », parce que là, c’est le summum ! Pour la plupart des gens, aller à la place Djemma El Fnâ, c’est une excursion en soit. Alors aller jusqu’à Ouarzazate en bus, je ne vous raconte pas !

Le MP3 est donc vital, si on veut passer quelques minutes pénard. J’y passerai même quelques heures. Et oui, pour une fois que je peux alterner entre transat et piscine, et pas entre lit et salle de bain, j’en profite ! C’est plutôt cool d’ailleurs, et la piscine est plus chaude que la mer. A 5 heures, direction les souks où je dois faire mes achats. Comme il faut être efficace, je laisse tout le monde chez les bijoutiers, et m’apprête à 1h30 de négociations marathon. Et franchement, les souks en solo, c’est bien plus efficace qu’en troupeau ! En 1 heure montre en main, je trouve tout ce que je cherchais, et j’ai même le temps de rigoler avec un vendeur qui a compris que de toutes façons je n’achèterai pas ses babouches à 200 dirhams :

« Mais si, t’as pas une gazelle ? Elle aimerait bien ces babouches ! ».

« Si, mais elle préfère les bottes, vous inquiétez pas ! Vous n’avez pas de bottes hein ? L’an prochain, faites des bottes et je reviendrai ! ». Ahaha, je l’ai bien eu !

« J’ai une tête à faire des bottes moi ? Tant pis, si tu veux pas mes babouches je les vendrai à tes compatriotes ! »

« Ben justement, voila un troupeau, je vous laisse ! »

A mon avis, il a du les vendre ses babouches à 200 dirhams ! Moi je suis reparti m’acheter du Coca, content d’avoir trouvé de véritables petits trésors. Après m’être perdu quasiment au même endroit que l’année dernière, m’être rappelé tous ces bons souvenirs ( la Maison du Couscous est toujours ouverte..), me voila de retour chez le bijoutier où ça négocie dur. Sarah a même réussi à acheter le bracelet du vendeur pour 5 dirhams, la classe ! Elle est d’ailleurs assez jalouse de mes achats qui sont, il faut bien le dire, magnifiques !

On rentre à l’hôtel juste pour l’heure du repas… Mon vrai repas, assis à une table, depuis bien longtemps ! On ne va pas faire de folies ou d’excentricités, ce soir ça sera purée, poulet et jambon ! Ca va, ça passe bien. Ensuite, c’est la séance ornithologie de la soirée : oui, Papa est persuadé d’avoir vu des grenouilles dans l’herbe derrière l’hotel… Donc c’est parti pour 20 minutes de chasse à la grenouille, heureusement qu’il fait noir et que personne ne nous voit faire des bons dans l’herbe pour essayer de les attraper !

La fin de la soirée est plus « digne », puisque c’est l’heure de la visite de la discothèque de l’hôtel, où Sarah veut absolument aller. C’est étrange à deux titres : d’abord parce que je danse en short et en tongs et que je suis un des seuls à connaître par cœur la musique qu’ils passent ( ils doivent avoir un deal avec Radio2M, c’est pas possible ! ) ; ensuite parce que je suis en train de danser sur Magic System, à 23 heures, avec ma petite sœur de 6 ans qui a l’air de bien aimer ! Allé Julien, je te paye un verre ? Bon, on en est peut être pas là, mais je prends un coup de vieux ce soir là. En même temps ça avait commencé ce matin, quand je lui expliquais ce qu’étaient les Francs ( oui, j’étais deg qu’elle ait eut un billet de 10 € quand elle a perdu sa dent alors que moi, au mieux j’avais quoi, 10 francs ! Ahh, ces jeunes, complètement insouciants ! )…

A 23 heures, j’arrive à la convaincre qu’il faut songer à se coucher, ce que je fais moi aussi ! La journée du lendemain n’est pas de tout repos : elle commence par la piscine certes, mais fini par le train, devenu ma hantise depuis samedi ! Heureusement, il reste des places en première classe, que je m’empresse de prendre. Il n’a que 15 minutes de retard aujourd’hui, c’est un miracle ! J’en profite pour dormir un peu car il fait plutôt frais, avant de retrouver Casa, le bruit, l’agitation, la douche froide et les bougies ! C’était bien Marrakech quand même !

Long Train Runnin' ( 9 Aout )

Aujourd’hui, c’est samedi, et qui dit week-end, dit train, dit s’éloigner de Casa, et dit air pur ! Oui, ça c’est ce que je pensais, parce que mon petit périple en train jusqu’à Marrakech a été tout, sauf un parcours de santé ! Résumé des épisodes précédents ( ben oui, ceux du week-end, parce qu’on ne peut pas dire que j’ai été très assidu ces derniers temps ! ).

Cette semaine, (presque) exceptionnellement, le week-end a commencé vendredi après midi. C’est ce qu’on appelle la grève du zèle : et le zèle ici, c’est d’en faire le moins possible. Direction donc mon lieu préféré boulevard d’Anfa, à savoir le Zegafredo, qui avec le wifi et de l’électricité dispose de tout ce dont j’ai besoin pour passer l’aprem et la soirée… Le serveur qui commence à me connaitre, me propose même un couscous, que je déguste devant skype, à 15 heures ! Le tout, avec la cérémonie d’ouverture des JO sur l’écran plat qui se trouve derrière moi, et un Schweppes… Parce que le Schweppes, c’est bon..( les initiés pourront finir ma phrase ! ). Petite remarque au passage : c’est pas un peu bizarre comme nom, « Schweppes » ? Un mélange de Schpeck, et de Shnaps ( je sais pas si ça s’écrit comme ça, mais tout repose sur la phonétique ici ! ).

Bon, je m’éloigne ! Je profite du wifi du Zegafredo pour regarder les horaires de train du lendemain : aïe, le premier est à 6h50, le second à 8h50 ! Je me motive pour le premier, en décidant de me coucher tôt. C’était sans compter sur Jack Malone qui m’oblige à finir sa saison 1. Sacré Jack Malone…

Donc c’est décidé, demain à 6h50, je serai à la gare. Ce qui veut dire, concrètement, qu’à 5h15, je suis debout, n’étant pas sur que les taxis roulent à cette heure là. Le problème c’est que Casa Voyageurs est à l’autre bout de la ville, à 1 heure de marche, avec mon sac sur le dos. Pas bonheur, un taxi passe par là, je saute dedans, soulagé. Pour quelques instants seulement. Car au premier feu, cet imbécile qui roule à 70 coupe la route à une voiture qui arrive en face. Dans un crissement de pneus énorme, la voiture d’en face va s’amocher sur le trottoir, 150 mètres plus loin. Plus un bruit dans le taxi, même le chauffeur a eu peur. C’est pas une raison pour s’arrêter, l’autre gars pourrait lui demander de lui repayer une roue. Les premiers mots qui lui sortent de la bouche, viennent du cœur : « J’ai eu peur pour vous. Ca m’aurait couté cher si je vous avez tué. » Le tout, sans une pointe d’humour.

Deuxième mésaventure : le train de 6h50 a décidé de ne pas partir finalement. « Non pas là, non, j’ai pas envie ». Cool, ça veut dire deux heures d’attente dans la gare, déserte. Seul le vendeur de journaux est ouvert à cette heure là, ça promet ! Après deux heures d’attente, je prends donc un billet pour Marrakech à 8h50. Optimiste, j’en demande un en 1ère classe, mais il n’y en a plus. Ceci annoncera ma perte. Quand, à 9h20, le train de 8h50 arrive ( et manque d’écrabouiller deux gars qui avaient décidé de traverser là ), c’est un bordel incroyable : tout le monde a décidé d’aller à Marrakech ce week-end et d’y amener la moitié de sa famille et la moitié de ses meubles. Résultat : plus de place dans le train. Ce qui n’empêche pas les gens qui dorment sur les banquettes, et qui prennent 3 places au lieu d’une, de rester avachis. Des fois dans le train, on peut avoir des pulsions de meurtre…

Je suis donc condamné à me plier en 4 dans le couloir, assis par terre sur un journal qui me sert de coussin. Je suis prêt de la fenêtre, donc j’en profite pour regarder les paysages, complètement différents de ceux du Nord : ici, c’est lunaire, il n’y a rien, à part du ballast et des panneaux qui indiquent les passages à niveau à je ne sais qui. On dirait franchement un train qui traverse le Far West de part en part : les petites gares ont l’air désaffectées depuis au moins 50 ans, les petits villages qu’on voit au loin semblent vivre en autarcie complète. Ca ressemble exactement à Babel, le film qui a été tourné à cet endroit d’ailleurs… Comme il fait trop chaud ici, les gosses ne courent pas après le train, et ne le bombardent pas de cailloux. Je suis sous la vitre, alors entre nous, ça m’arrange !

Ca, c’est pour la première partie du voyage. Après Settat ( à 150 km de Casa et de Marrakech ), une place se libère dans un compartiment. Malheureusement, je la prends. Malheureusement, car dans le compartiment, il n’y a pas la clim, pas de rideaux, pas d’air. Il y a 8 places mais on est 10. Parmi les 10, un gars qui n’a pas d’eau chaude chez lui ( ça c’est moi ), et au moins 5 qui ne doivent pas avoir d’eau du tout. C’est franchement éprouvant, avec tout le respect que j’ai pour les gens qui n’ont pas la chance d’avoir accès à l’eau. Je sens des gouttes me couler dans le dos, sur le front. L’air est brulant, et bien sur, je n’ai pas à boire. J’essaye de dormir un peu, mais ça secoue pas mal et j’atterri tout le temps sur le mec d’à côté. Après 1h30, et 1 heure de retard, c’est la délivrance : j’arrive à la gare de Marrakech dans un état loin d’être « optimal »… Papa, qui a attendu 1 heure, est presque aussi soulagé que j’arrive. Sur le chemin de l’hôtel, mes jambes fléchissent un peu, mais rien de bien grave. Premier choc : les rues de Marrakech sont presque vides ! Enorme contraste avec Casa, où la circulation ne s’arrête pas de 5 heures à minuit. Ici, tout est calme, presque paisible. La torpeur cesse à peine vers 17 heures, mais ça reste relativement peu bruyant par rapport à Casablanca. Puis je retrouve la clim, la piscine, Sarah, mais aussi plein de touristes. Et ça j’en avais pas vu depuis un moment : fidèles à eux-mêmes, pressés, affamés, pas contents… Un florilège autours de la piscine !

La piscine, je n’y serai pas longtemps : après 20 minutes sur le transat, il faut absolument que je me mette au frais. Heureusement, je connais le chemin de la chambre. Malheureusement, quand je suis venu il y a 10 ans, c’était des clés qui les ouvraient. Aujourd’hui c’est des cartes, qui marchent une fois sur deux. Or là, c’est urgent, et j’ai pas la force de m’énerver sur la poignée. Respire, respire ( non non, je ne joue pas à Michael Jackson…). Au bout de 3 minutes, ça s’ouvre, il était temps ! Et pendant toute l’après midi, j’alterne entre la position à genoux dans la salle de bain et allongé sur le lit, à raison de cycles de 4 minutes. A cet instant, je pense au jeu du « où t’as déjà vomi ? », qui se joue en couple, et de préférence chez les couples sensibles de l’estomac et de la tête ( euh, ben c’est nous ça…). Je viens de gagner 15 points d’un coup ( 9*1point + 2 points de bonus pour un pays étranger + 4 points pour avoir pulvériser un record ). Bref, vous avez compris, c’est pas la grande forme, et c’est ce qu’on appelle un coup de chaud.

Je passe la soirée avec un gant de toilette sur la tête et une bouteille d’eau au pied de mon lit. L’eau, pas plus que les bananes ou le pain, ne me reste pas bien longtemps dans l’estomac, et j’engrange des points tout au long de la nuit. Il y a toujours du positif quelque part ! Sympa Marrakech hein ?

jeudi 7 août 2008

Perfect Day ( 6 Aout 2008 )

Ou presque ! Car le début de la journée en tous cas, a quelque chose d’idyllique, quelque chose de ces matinées où rien n’aurait pu se dérouler mieux. « Je me suis réveillé ce matin, de bonne humeur, comme ça pour rien, j’étais content, sans savoir pourquoi, sans savoir comment » résumé donc bien le début de la mienne : je me réveille à l’heure, mais la boite de Miel Pops qui trône au pied de mon lit est vide. L’occasion rêvée pour traverser la rue, et aller prendre mon petit déjeuner à Pomme de Pin, qui me nargue tous les matins pendant que j’attends le taxi. Aujourd’hui, à moi le café chaud, le jus d’orange frais, et les tartines grillées. Encore ragaillardi ( ah bon, on dit ragaillardi, pas regaillardi ? ) par la soupe aux champignons et aux algues de la veille, et par le succès de notre négociation avec la proprio, je m’attaque, à mon nœud de cravate qui glisse comme par magie. Même le rasage dans le noir semble aller tout seul : cette fois on ne déplore aucune coupure, ce qui ne fut pas le cas de la veille !

A 8h30, je sors. Je suis déjà en retard, mais bizarrement je m’en fiche ( et puis vu la parfaite communication entre les services de la banque, je peux facilement dire au 3ème que j’étais au 14ème toute la matinée, et inversement proportionnel ! Au passage, j’espère que personne ne lit mon blog là bas ! ). Direction le vendeur de magasine pour acheter le TelQuel spécial M6 ( sur la couverture, une photo jetset où le roi pesait 20 kg de moins qui booste les ventes ! ), puis Pomme de Pain où, pour 29 dh ( c’est du luxe…), je me paye le café et le jus d’orange dont j’ai tant rêvé ! En prime, ils ont autre chose que de la confiture de fraises, c’est vraiment parfait ! L’heure qui suit est surement la meilleure de la journée, voire de la semaine : au soleil sous un parasol, je déguste le café ( un peu fort, mais meilleur que celui de la machine ) en écoutant mon MP3. Le mode aléatoire faisant bien les choses, Lou Reed passe au moment ou j’entame les tartines. Le thème de la journée est tout trouvé !

Bon, c’est pas tout ça, la terrasse de Pomme de Pain c’est bien, mais on m’attend au boulot hein ! Pas de problème, les taxis s’arrêtent juste devant. Je saute dans le premier venu. Une dame est déjà assise à l’arrière, mais le gars le dit qu’il peut me déposer à 100 m de là ou je dois être (« entre Oliveri et AXA », vous savez ! ). Parfait ! J’ai souvent parlé du taxi, il en resserra question aujourd’hui. Le taxi, en effet, c’est le lieu privilégie pour réfléchir ( à son testament notamment, qu’on regrette de ne pas avoir rédigé à chaque rond point ). Aujourd’hui, j’ai pu me rendre compte d’une chose : je me suis effectivement habitué à la vie marocaine. J’en ai eu la certitude ce matin, alors qu’à chaque feu rouge, la dame qui était derrière, hurlait à la mort, de peur qu’on se prenne une portière, un piéton, ou l’un des deux bus qui nous prenaient en sandwich. Il y a un mois, j’étais précisément à sa place, à tenter de contenir mes cris de désespoir en voyant arriver des 205 folles ou des Hummer complètement inconscients. Aujourd’hui, rien : je suis zen, même assis à la place du mort ( et au Maroc en particulier, ça veut dire quelque chose ! ).

J’arrive à 10 heures, avec une heure et demi de retard, on a fait pire ! Pour la forme, je m’installe, et me plonge dans une réflexion profonde, à savoir, FBI ou The Tudors ? Et oui, il ne me reste plus qu’un seul épisode de la première saison de The Tudors ( une série géniale qui raconte la vie « trépidante » de Henry VIII ), et finalement je décide de faire durer le plaisir, ça sera donc Jack Malone et non Anne Boleyn. Rassasié par mon petit déjeuner, je n’ai pas faim à l’heure de manger, et j’attends donc un peu. Vers 13heures, alors que j’en suis à mon 3ème épisode, Reda et Yamsine qui travaillent à deux patés de maisons me proposent d’aller prendre un jus d’orange chez Oliveri ( qui au passage, n’a ni Coca, ni limonades, mais des cafards en revanche ! ). Résultat : quand je remonte, une heure plus tard, plus de cantine ! Je vais devoir tenir le coup jusqu’à 16h30, ça va être dur ! Et effectivement, ça l’est, surtout que la fin de la journée est un peu moins idyllique que la matinée.

Je m’explique : je n’ai ni le courage, ni les jambes pour aller jusqu’à Zegafredo, le meilleur endroit que j’ai trouvé pour aller Skyper ! Du coup, la solution de facilité, c’est le taxi. Il faut savoir qu’avec les taxis, le trajet n’est jamais neutre, c’est soit bien, soit pourri, soit blanc, soit noir. En l’occurrence cette fois, ça n’est pas blanc. Je saute dans le premier qui arrive, et lui indique Zegafredo, Boulevard d’Anfa. Comme il y a déjà quelqu’un dedans, il fait un détour de 3 km avant d’arriver sur la bonne route. Puis il commence à discuter. « Est-ce que tu connais Lyautey ? » « Pas personellement non… ». « Alors est ce que tu connais Gamal ? ». « Gamal ? Euh, non, ça ne me dit rien ! ». La il commence à s’énerver : « Mais si, tu te fous de moi, c’est obligé, tu connais Gamal ! ».

Mais qu’est ce qu’il a ce con à me demander si je connais tout le monde ? J’ai déjà pas de plan, alors les pages jaunes de Casa, encore moins. Après 2 minutes, je comprends que le « Gamal » en question, est en réalité « Gad Elmaleh », et que effectivement, le chauffeur a cru que je me foutais de lui ! Mais c’est pas fini. Gamal oblige ( le lien avec Lyautey, c’est que Gamal est allé au lycée Lyautey..), il me montre un bâtiment en m’expliquant que c’est une école juive, d’où les caméras, « parce que les juifs ont peur, tout le temps, même quand ils sont morts ». Là, c’est moi qui commence à avoir peur en fait !

« Ca va, tu n’es pas juif au moins » ? J’aime le « au moins »…
« Non non, je ne suis pas juif »
« Catholique alors ? »
« Non, même pas. »
« Mais tu es quoi alors ? »
« Ben rien, je ne suis rien, ça arrive, on est pas obligé d’être quelque chose, si ? »
« Quoi ?! Tu n’es rien ? Mais c’est pas possible ! Descends de mon taxi ! »

Là je me mets à rigoler. Je n’aurais pas du, car lui ne rigolais pas. Il me somme deux fois de me casser, donc je lui file 5 dirham avant qu’il ne me séquestre, et fini la route à pied jusqu’au Zegafredo ( avec toujours rien dans le ventre !). Alors que je sens approcher la délivrance ( le serveur qui commence à me connaitre me demande « comme d’habitude, thé à la menthe ? » ), nouvel imprévu : le wifi ne marche pas ! Non, catastrophe ! C’est vraiment pas de bol. Du coup j’avale mon thé en deux temps trois mouvements ( Ahhh, un peu de sucre ! ), et m’en vais au cyber café le plus proche, où je retrouve Andé sur skype ! Bon, la caméra, c’est toujours pas ça, le son non plus, et la connexion encore moins, mais j’y suis arrivé ! Et puis c’est l’heure de ma leçon de baguettes chinoises, où effectivement, Ma excelle ! J’ai aussi le plaisir d’apercevoir la petite Kim qui roupille tranquillement sur les genoux de Fab, à 3000 km de là !

Ahh, c’est cool la vie quand on a une semaine !

lundi 4 août 2008

Cry/Electric Co. ( 3 Aout )

En l’occurrence, c’est plutôt l’inverse. L’inverse de quoi me diriez vous ? De la chanson, vous répondrais-je ! Cry/Electric Co, pour situer, c’est la deuxième chanson enregistrée par U2, quand Bono avait encore un castor sur la tête, et quand U2 s’appelait The Larry Mullen’s Band ( Larry Mullen Jr. étant le batteur ), c’était en 1977. Et à l’époque, les 4 gars de Dublin avaient remporté la Pop Star irlandaise, et étaient allé enregistrer un 45 tours 3 titres ( Out Of Control, Cry/Electric Co, et Stories For Boys) à Londres. C’était l’époque où Adam Clayton, le bassiste, faisait encore semblant de connaitre les notes qu’il jouait et que The Edge a trafiqué l’ampli sur lequel il jouait, et a crée LE son U2. Bref, je m’éloigne, c’était juste un petit rappel « historique » !

Alors pourquoi l’inverse, pourquoi Electric Co/Cry au lieu de Cry/Electric Co ? Une simple rectification chronologique. Pour comprendre, un petit résumé du dimanche soir est nécessaire :

Le dimanche soir est souvent un moment particulier de la semaine : c’est la fin du week-end, généralement le seul moment où on profite du soleil ( même furtivement ), le seul moment où on profite d’une douche chaude, le seul moment ou on mange quelque chose dont on se dit « tiens, il faudra que j’en remange un jour ». Le dimanche soir, c’est aussi et surtout le moment du train ( ce qui ne change pas grand-chose pour moi j’ai envie de dire ), qui arrive à Casa 1h30 plus tard. Mais c’est pas le fait le plus marquant de la soirée, et ça j’en ai déjà parlé.

Non, le fait marquant de la soirée, en l’occurrence, c’est un peu plus tard, au moment de tourner la clé dans la porte. Jusque là, tout va bien. Puis la porte s’ouvre, on rentre, et machinalement, je pose mon doigt sur l’interrupteur. Avec précaution, parce que les fils dénudés dépassent toujours du mur. Et là : RIEN. Deuxième tentative : RIEN. J’essaye de ne pas m’inquiéter en me disant que l’ampoule a du griller, comme celle de ma chambre. Le problème c’est que c’est le cas de toutes les autres ampoules de l’appart. Et de toutes les prises. Il n’y a pas de doutes : l’ONE (l’EDF locale, l’Electric Co. ) a coupé l’électricité sans nous prévenir.

Dans le noir, les connexions se font très vite : pas d’électricité, pas de prises ; pas de prises, pas de PC ; pas de PC, pas de démineur en rentrant du boulot, pas de démineur en rentrant du boulot…pas de démineur en rentrant du boulot ! C’est le bad le plus complet, en plus de l’eau chaude, ils nous ont pris l’électricité, c'est-à-dire tout ce qu’il nous restait avec nos larmes pour pleurer ( le Cry arrive à ce moment précis ). On reste 5 minutes à se regarder ( en fait on ne se regarde pas vu qu’on ne peut pas ), en se demandant ce qu’on va faire encore 20 jours comme ça. Premier reflexe : regarder si il n’y a pas de prise sur le palier, ou dans un local à poubelles, généralement ça sauve la vie ;) Mais pas ici… Deuxième reflexe : on s’en remet à Dieu

The Importance Of Being Idle ( 2 Aout )

Vendredi s’achève, le week-end commence ! Non pas que la semaine ait été particulièrement fatigante, avec un jour férié en plein milieu et une l’après midi ( celle de vendredi justement ) que je me suis offerte, mais ça fait toujours du bien de se dire qu’on ne va rien faire, mais que c’est normal ! Oui bon, c’est un raisonnement particulier qu’on développe après un mois « d’oisiveté organisée »… Week-end oblige, il commencera par un petit trajet en train, devenu le moment privilégié de la semaine où je me retrouve avec moi-même. MP3 dans les oreilles, sac de voyage à la main, Yawmy à boire dans l’autre, je me dirige d’un pas décidé vers la gare de Casa Port.

Aujourd’hui, un petit suspens vient pimenter la journée : comme ça me gonfle particulièrement de faire 120 km dans un sens, et 70 dans l’autre pour aller à la plage à Bouznika, j’ai trouvé la parade en m’y arrêtant directement, ce qui m’épargne 25 dh, et 1h30… Le seul problème, c’est la jonction : il faut que j’y arrive en même temps qu’Anass, sinon ça veut dire que je dois attendre dans la gare ( et la gare de Bouznika, c’est pas Lille Flandre ! ). Sauf que Anass aujourd’hui, est malade, et ne sais pas si il va avoir le courage de se lever. D’où le dilèMNe suivant : est ce que je prends un billet pour Kénitra quitte à m’arrêter avant, est ce que je descends avant, quitte à devoir prendre le train suivant, 2 heures plus tard, ou est ce que je prends un deuxième café à la gare de Casa, en attendant… Qu’est ce que j’aime prendre des décisions dans la minute, comme ça, au guichet de la gare !

Comme il faut prendre une initiative, je prends un billet pour Bouznika, en me disant au pire, que je serai dans l’illégalité sur le reste du trajet. Si j’en crois la devise marocaine qui dit « plus tu vas à l’encontre de la loi, et plus tu iras loin dans la vie, inch’Allah », je suis plutôt bien parti !

A 5 minutes de Bouznika, c’est le moment ou jamais de trancher. Je harcèle Anass au téléphone, qui finalement, ne sortira pas de son lit. Je reste donc à ma place, prêt à simuler le touriste Kazakh qui ne comprend pas comment marchent les réservations. Ca ne manque pas, 7 minutes après, le contrôleur passe. J’abandonne le rôle du Kazakh, trahi par l’Express. Finalement pas de problème, il me fait un billet pour le reste du parcours, et c’est réglé !

En arrivant, je m’apprête à vivre une après midi comme je n’en ai pas vécue depuis plus d’un mois et demi, voire plus, beaucoup plus : une après midi devant la télé, France 2 en l’occurrence. Et oui, Anass ne sait pas ce qu’il a, mais il n’est pas opérationnel. Au passage, je me rends compte que notre fameuse devise « Les antibiotiques, c’est pas automatique », n’a pas encore traversé le détroit de Gibraltar : il a mal à la tête, mais comme il n’aime pas avaler de comprimés, il est sous antibio… Normal ! J’ai beau me foutre de lui, et lui montrer, preuve à l’appui, qu’un Nureflex, c’est pas plus gros qu’une olive, rien à faire, il continue de boire le sirop que sa mère lui a donné, prêt à écrire son testament après chaque gorgée.

Sur France 2, les reportages s’enchainent. Je me rends compte pour la première fois que la France ( et le monde aussi je crois ), vivent à l’heure de la Chine. Pas moins de 4 reportages dans l’après midi sur Pékin et sa propreté retrouvée, les Ouigours, le Tibet, la censure sur internet. A ce propos, c’est l’heure du petit coup de gueule : pourquoi le Maroc est il le seul endroit au monde où on ne peut pas accéder au blog d’Andélis ?!! En Chine, ça marche, en France, ça marche, au Canada, ça marche, mais pas au Maroc, où le serveur est introuvable depuis mardi… Il ne manquerait plus que Skype fasse grève… Voila, c’est dit !

Après la Chine, c’est « Question pour un Champion », émission de laquelle on est devenus des habitués, pour ne pas dire accros. Et oui, c’est ridicule, mais ça fait du bien de retrouver les bonnes vieilles émissions françaises. Même les régionales de France 3 trouvent grâce à mes yeux ce soir, c’est dire ! Julien Lepers, le meilleur remède contre le mal du pays ! Au fur et à mesure que les émissions s’enchainent, je m’enfonce dans mon fauteuil, mes yeux se ferment, et je m’offre une petite sieste bien méritée. Je me réveille en plein Lyon-Bordeaux, dont les tirs au but me tirent de ma léthargie. A cet instant précis j’ai vraiment l’impression d’être un gros beauf. Fort Boyard relève à peine le niveau, et Laurent Ruquier clôture cette journée de glande totale et absolue, que je n’ai pas cautionnée, mais dont j’ai bien profité !

Ordinary Day ( 31 Juillet )

Waouh, quel début de journée mouvementée ! Bon, c’est vrai que le matin est rarement un moment de calme et de sérénité. Il est plutôt synonyme de course au nœud de cravate, de goinfrage de Miel Pops en 4ème vitesse, et de bataille pour trouver un taxi. Le taxi, parlons en tiens… Ce matin, tout avait pourtant bien commencé : une chemise repassée m’attend, la cravate qui va avec aussi, pas de problème majeur pour le nœud, les Miel Pops passent tout seul. Oui, mais il y a le taxi, qui a bien failli me les faire rendre ( ce n’est pas très classe, mais c’est la vérité ! ). A 8h20, comme [presque] tous les matins, je sors, les yeux agressés par le soleil déjà haut, mon PC agrippé à la main droite, mon gouter, dans la main gauche ( non je rigole, je n’ai pas de gouter…malheureusement ). Je trouve un taxi rapidement, magnifique !

C’est là que tout commence :

- « Avenue Hassan II, entre Oliveri et AXA, c’est bon ? » ( Oliveri c’est le meilleur marchand de glaces de l’avenue, et AXA… ben c’est AXA ! ).

- « Oui oui, pas de problèmes, je dois juste passer chercher mon pain à la boulangerie avant, ça vous dérange pas ? ».

- « Non, c’est bon, j’ai le temps ! «

Ca fait longtemps que je ne me fais plus de soucis sur les horaires, je ne me formalise donc pas pour le quart d’heure de retard que je vais vraisemblablement avoir.

- « A quelle heure au bureau ? », me demande le chauffeur de taxi baguettophile.

- « 8h30 ». 8h30, mais quel fou je suis ! Sachant qu’il est déjà 8h26 et que le chauffeur en question tient absolument à me faire arriver à l’heure, ça va secouer.

Effectivement, ça secoue ! Armée de sa baguette qu’il est passé chercher, il rentre dans la voiture, et c’est partie pour une course folle à travers Casa. Ce mec est un fou furieux : à 110 km/heure dans une rue bordée de portières qui peuvent s’ouvrir à tout moment, de gosses, de bus ( qui, vue leur carrosserie, n’ont plus rien à perdre depuis longtemps )… C’est tout juste si il ne prend pas les rond points sur 2 roues, et si il ne fait pas un doigt d’honneur aux flics qui nous regardent passer incrédules ( les taxis ne donnent pas assez de « pourboire », c’est pas intéressant de les arrêter ! ). A cet instant précis, je pense aux Miel Pops… au Big Mac de la veille, aux frites et au ketchup.

- « Vous savez, si j’ai 10 minutes de retard c’est pas grave », lui dis-je en lui montrant mon badge « Stagiaire ».

- « Tu seras à l’heure, je connais bien le chemin »

Sans déconner ! Les yeux bandés et en marche arrière ça serait pareil… En 5 minutes, alors qu’il en faut 20 d’habitude, on arrive entre Oliveri et AXA, et bizarrement, j’ai plus envie de souscrire un contrat d’assurance vie que de manger une glace… La journée commence bien !

La suite est beaucoup plus calme. Après les objets publicitaires ( dont je n’ai pas parlé je pense) que j’ai testé, avec plus ou moins de succès, place aujourd’hui à une campagne radio. Et vas-y que je l’écoute, et que la réécoute, que je fasse un commentaire sur le bruit de fond, sur la prononciation… Comme on a trouvé bon d’en faire partager tout le service, j’ai eu la chance de l’entendre a peu près 52 fois, je la connais par cœur, et je vous promets que si je l’entends sur 2M, j’explose la radio en 2 !

Une journée ordinaire quoi…